Apprenez à cultiver l’intelligence émotionnelle au travail !

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Vous pensez que la réussite professionnelle dépend essentiellement du quotient intellectuel ? Détrompez-vous ! Pour performer dans son activité, avoir un QI élevé reste utile, mais ne représente pas le Graal absolu. Quand on sait que séparer les émotions du travail pousse à un isolement affectif aux conséquences personnelles et collectives dommageables, il est beaucoup plus intéressant de posséder un bon quotient émotionnel.
En 1995, Daniel Goleman a publié un ouvrage de référence sur le sujet de l’intelligence émotionnelle. En nous appuyant sur les travaux du psychologue américain, nous pouvons définir l’intelligence émotionnelle comme la capacité d’un individu à identifier, interpréter et gérer ses propres émotions, tout en faisant face à celles des autres. Vous comprenez donc mieux pourquoi les recruteurs s’arrachent les candidats dotés de cette compétence clé.
Cette soft skill permet de contrôler ses émotions, de prendre des décisions éclairées, de bien appréhender le fonctionnement des autres, d’adapter sa communication, de créer du lien social, de renforcer la cohésion de groupe ou encore de résoudre les conflits entre collaborateurs. En entreprise, il s’agit alors d’un atout de taille en matière de gestion du stress, de relationnel, de management, d’harmonie et de productivité. Bref, avec tant de bénéfices à la clé, apprenez à cultiver l’intelligence émotionnelle au travail !

Quelles sont les 5 composantes de l’intelligence émotionnelle ?

Pour faire preuve d’intelligence émotionnelle au travail, il faut d’abord comprendre ses composantes. Bien qu’elles soient variables selon les théories et les travaux des différents chercheurs (Peter Salovey et John Mayer, Reuven Bar-On, etc.), nous allons ici nous appuyer sur le modèle de Daniel Goleman qui en mentionne cinq. Détaillons-les une par une.

1. La conscience de soi

La conscience de soi désigne la faculté à reconnaître avec précision ses émotions, ses pensées, ses sentiments, ses points forts, ses faiblesses, ses valeurs, etc. Elle inclut aussi la capacité à comprendre comment ces données affectent notre comportement, nos prises de décisions et nos actions. Nous rendant lucide par rapport aux conséquences de nos actes, elle nous aide à :
· mieux anticiper nos réactions ;
· faire confiance à notre intuition ;
· adopter la meilleure attitude possible selon la situation.

2. L’autorégulation

L’autorégulation désigne l’aptitude à contrôler ses émotions et à gérer son impulsivité pour éviter de provoquer des dégâts à cause de son humeur. Outre le fait de faciliter une bonne adaptation à son environnement, cette maîtrise de soi permet d’afficher ou de retenir certaines émotions selon la situation dans laquelle on se trouve. Elle favorise aussi les prises de décisions raisonnées, logiques et pragmatiques. En entreprise, savoir s’autoréguler est notamment utile dans les moments de :
● stress ;
● doute ;
● conflit ;
● changement ;
● choix important à faire.

3. L’empathie

L’empathie désigne la capacité à identifier et à comprendre les émotions qui traversent les personnes qui nous entourent. Concrètement, il s’agit de la faculté à se mettre à la place des autres en tenant compte de leur point de vue et en imaginant ce qu’il peut se passer dans leur tête selon le contexte. L’empathie inclut donc de l’écoute active et une facilité à lire les signaux non verbaux. En revanche, même s’il y a une sensibilité aux besoins et aux opinions d’autrui, nous parlons ici de compréhension plutôt que de compassion. Au travail, cette facette de l’intelligence émotionnelle est notamment utile pour décoder les réactions de ses collègues dans une situation donnée.

4. La motivation interne

Parmi les composantes de l’intelligence émotionnelle, la motivation interne est la plus difficile à définir, car elle résulte d’un processus complexe, affectif et très personnel. Nous pouvons dire qu’elle désigne les raisons, les intérêts et tous les éléments qui donnent envie de se surpasser et poussent à agir, à entreprendre et à relever des défis au-delà de l’argent ou du statut professionnel. Pour faire simple, c’est comme une sorte de bouton sur lequel il suffit d’appuyer pour démarrer le moteur et déclencher l’engagement mental, émotionnel et comportemental. En entreprise, la motivation interne s’avère capitale dans les moments délicats, car elle nous aide à nous recentrer sur ce qui compte vraiment pour continuer à avancer au lieu d’abandonner.

5. Les compétences sociales

Les compétences sociales sont des facultés de savoir-être et de savoir-vivre en communauté offrant une certaine habileté à interagir de manière harmonieuse, polie et respectueuse avec les autres, quelles que soient leur personnalité ou leurs spécificités culturelles. En entreprise, posséder de telles aptitudes relationnelles est excellent pour :

● s’adapter à l’environnement de travail ;
● communiquer et prendre la parole intelligemment ;
● négocier et convaincre ;
● coordonner des équipes ;
● favoriser la coopération ;
● nouer des liens sociaux ;
● entretenir une bonne entente avec ses collègues ;
● développer son réseau ;
● améliorer les relations et la vie de groupe ;
● résoudre les conflits ;
● aider les autres à progresser ;
fidéliser les collaborateurs ;
recruter des talents ;
● etc.
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Pourquoi tenir compte de l’intelligence émotionnelle au travail ?

Dans l’univers professionnel (et pas seulement le monde de l’entreprise), posséder un haut quotient émotionnel est un gros avantage. Pourquoi ? Parce que lorsque l’on travaille avec des gens (collègues, partenaires, prestataires, etc.) pour satisfaire ou aider d’autres gens (clients, patients, élèves, etc.), tout repose essentiellement sur la dimension humaine, le sens du collectif et l’esprit collaboratif.
Ainsi, si l’on ne détient pas les clés pour s’adapter à ses interlocuteurs, il y a un risque d’agir de manière impulsive, gauche et parfois destructrice. D’autre part, si l’on ne sait pas gérer ce que l’on ressent, on peut vite se laisser submerger et favoriser un débordement émotionnel aux conséquences néfastes.

Par exemple, un manager qui ne tient pas compte de l’intelligence émotionnelle ne pourra ni maîtriser son comportement ni comprendre comment fonctionnent ses équipes. Il interagira alors maladroitement et n’obtiendra ni la confiance ni le respect suffisant pour motiver ses troupes. Il ne sera donc jamais un bon leader s’il n’apprend pas à se manager lui-même avant de vouloir gérer les autres. Même chose pour un commercial. Comment persuader un client potentiel si l’on est incapable de créer une vraie connexion avec lui, de se mettre à sa place, de saisir ses besoins, de comprendre ses peurs et d’avoir un comportement sécurisant ?
Au travail, ce schéma est applicable quel que soit le poste occupé. Sans conscience de soi, autorégulation, empathie, motivation interne et compétences sociales, on est moins efficace.

Comment gérer ses émotions dans les situations de stress au travail ?

Le premier conseil à suivre pour gérer ses émotions dans les moments de stress au travail est de ni ignorer ni refouler ce que l’on ressent. Le challenge n’est pas simple, mais il est fondamental de reconnaître et d’accepter ses émotions au lieu de les réprimer. Et pour cause : plus vous lutterez avec elles, plus vous vous crisperez ! Or, nous sommes d’accord : vous ne cherchez pas à devenir plus tendu qu’avant. De ce fait, même si la tâche est compliquée, commencez d’abord par appuyer sur pause. Respirer ensuite profondément pour retrouver un peu de légèreté.
En vous relaxant ainsi, vous serez dans de meilleures conditions pour prendre du recul par rapport à la situation stressante et aux émotions que vous ressentez. Évidemment, plus vous cultiverez votre intelligence émotionnelle au travail, plus vous augmenterez votre niveau d’autorégulation et de conscience de vous. Vous serez donc capable de maîtriser vos nerfs et de garder votre sang-froid plus facilement face à la pression.
Dans ces moments-là, n’hésitez pas non plus à évacuer en communiquant vos sentiments à un tiers de confiance. Dire ce que l’on a sur le cœur est important pour garder le contrôle et gérer son stress.
Enfin, n’oubliez pas qu’une bonne hygiène de vie et le respect de certaines routines vous aideront à conserver votre stabilité émotionnelle dans les situations professionnelles stressantes.

Comment adapter son comportement face aux situations critiques au travail ?

Le problème avec les situations critiques, c’est qu’il faut réfléchir à la fois rapidement et rationnellement avant d’agir. Mais comment adapter son comportement au travail quand la gestion du temps et du stress prend beaucoup d’énergie ? Après avoir retrouvé de la stabilité émotionnelle en suivant les conseils donnés précédemment, prenez du recul pour évaluer ce qu’il se passe. Tenez évidemment compte du contexte ! Réfléchissez ensuite aux options à votre disposition et aux solutions qui vous permettront de résoudre votre problème.

Une fois que vous avez clarifié la direction à prendre, votre conscience de vous-même et vos compétences sociales vous aideront à adopter la bonne attitude pour surmonter le moment critique. En tant que leader, ces soft skills seront d’ailleurs primordiales pour communiquer avec vos équipes et faire avancer le groupe vers la sortie de crise. Si vous faites en plus preuve d’empathie, de motivation et d’écoute active, vous aurez alors le cocktail parfait de flexibilité et d’intelligence émotionnelle au travail. Vous pourrez donc adapter votre comportement de manager avec habileté.
4 clés pour tirer avantage de l’intelligence émotionnelle dans son activité professionnelle
Pour tirer avantage de l’intelligence émotionnelle au travail, vous pouvez activer plusieurs clés tout au long de votre vie professionnelle. Parmi celles-ci, il en existe quatre qui s’avéreront particulièrement redoutables si vous les maîtrisez. Nous parlons ici de :

1. l’autoévaluation objective sur votre capacité à gérer votre stress et vos émotions au travail pour développer une meilleure conscience de vous-même et comprendre vos axes de progression en matière d’autorégulation ;
2. la prise de recul pour vous préparer correctement avant de délivrer des feedbacks constructifs et motivants à vos collaborateurs ou collègues (quand on veut éviter les retours contre-productifs, il vaut toujours mieux temporiser que réagir à chaud) ;
3. la communication positive pour vous mettre en position d’écouter et de comprendre les autres avec empathie (au lieu de porter des jugements hâtifs) avant de construire des plans d’action et de réaliser des ajustements fondés sur des éléments factuels (et non sur des a priori) ;
4. l’apprentissage continu par rapport à votre gestion des événements pour vous aider à améliorer vos compétences sociales au travail, à mieux maîtriser vos émotions au quotidien et à vous appuyer sur vos expériences passées lors de situations professionnelles délicates.

Intelligence émotionnelle au travail : le mot de la fin

Grâce à cet article, vous avez maintenant toutes les cartes en main pour mieux appréhender la question de l’intelligence émotionnelle au travail et construire des solutions avec vos collaborateurs. Néanmoins, la capacité humaine à gérer ses émotions et celle des autres dans un environnement professionnel s’acquiert grâce à l’expérience… et à la formation.
Sur ce dernier point, Moortgat peut vous aider. Experts soft skills, management et leadership, nous proposons des parcours adaptés pour renforcer votre quotient émotionnel. Notre cursus blended learning sur la gestion du stress ou notre module e-learning sur l’art du feedback sont des exemples parmi d’autres. Alors, n’hésitez pas à consulter notre catalogue !

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