Comment manager la génération Z ? | Mode d’emploi

Dernière mise à jour : 8 avr.


Comment manager la génération Z ? | Mode d’emploi

Vous avez commencé à embaucher des personnes nées à la fin des années 90 ou durant les années 2000 ? Eh oui, nous y sommes : la génération Z débarque dans le monde de l’entreprise ! Cette cuvée est la forme la plus aboutie de la génération C. C comme connectée, communicante, créative et collective, mais dorénavant aussi comme communauté en ligne et contenu digital. Bien différents de leurs aînés X et Y, les salariés qui affichent le Z de zappeur sont des enfants du numérique qui arrivent sur le marché du travail avec la ferme intention de chambouler les modèles traditionnels. Comment manager la génération Z avec brio ? Voici le mode d’emploi pour gérer des collaborateurs digital natives !

La génération Z : profil type et attentes professionnelles des digital natives

La génération Z a la particularité d’être née à une époque où Internet était déjà présent, où les réseaux sociaux ont connu leur essor, où les smartphones sont devenus indispensables et où les nouvelles technologies ont fleuri à vitesse grand V. Couramment qualifiés de digital natives, ses membres ont également grandi dans un contexte instable avec notamment la crise économique de 2008, le phénomène inquiétant du réchauffement climatique, des attentats terroristes à répétition et la pandémie mondiale du Covid-19. Ces spécificités ont forgé une génération de jeunes adultes ultra connectés, fortement engagés, en quête de liberté, extrêmement curieux et particulièrement débrouillards.

Plus entreprenants et autodidactes que leurs aînés, les natifs digitaux sont également moins malléables. Ils ont une vision bien à eux du monde professionnel et aspirent clairement à chambouler les codes de l’entreprise. Ils sont d’ailleurs assez méfiants par rapport à cet univers. Beaucoup ont vu leurs parents subir les conséquences d’un travail stressant et d’un management rigide. La mauvaise ambiance au boulot et la pression d’un employeur, ils n’en veulent pas. Faisant une priorité de leur bien-être, ils sont ainsi extrêmement sensibles à la qualité de vie au travail (QVT). Si celle-ci est insatisfaisante, ils n’auront aucun scrupule à changer de boîte. Pour manager la génération Z avec brio, il faut donc lui proposer une expérience motivante et un cadre épanouissant répondant à ses besoins profonds. Dans cette optique, voici les 9 principales attentes de ces enfants du numérique lorsqu’ils poussent les portes de l’entreprise :

  1. des missions stimulantes ;

  2. une liberté d’action ;

  3. de l’accompagnement ;

  4. du sens et de la cohérence ;

  5. un sentiment de progression ;

  6. de l’écoute ;

  7. de la reconnaissance ;

  8. un environnement digital ;

  9. une atmosphère communautaire.

Les 9 clés pour manager la génération Z avec succès

Maintenant que nous avons décrypté le profil type des natifs digitaux et les attentes de la génération Z par rapport au monde de l’entreprise, la question suivante se pose : comment répondre aux besoins des jeunes collaborateurs d’aujourd’hui pour pouvoir les gérer au quotidien malgré un choc culturel évident ? Afin de vous aider à relever ce grand défi, voici les 9 clés permettant de manager la génération Z avec succès.

1. Du défi pour challenger, stimuler et motiver la génération Z en entreprise

En entreprise, la génération Z n’est pas du genre à s’installer dans une routine. Ayant grandi à une époque où tout va très vite, ses membres sont polyvalents et s’adaptent facilement au changement. On peut même dire qu’ils le recherchent. Détestant s’ennuyer, ils testent et expérimentent sans cesse pour découvrir de nouvelles solutions, mais également pour développer leur potentiel. D’ailleurs, l’échec n’est pas si grave pour eux. C’est simplement une étape sur la voie du succès. Ils apprennent de leurs erreurs et repartent de l’avant pour s’améliorer. Face à ce constat, il est évident que le défi est l’un des principaux facteurs de motivation à exploiter pour bien manager la génération Z. Demander à un digital native de travailler sur un sujet inconnu ne pose généralement pas de problème. Votre jeune collaborateur trouvera cela excitant. Il préférera ce genre de challenge à des tâches répétitives qui brideront sa créativité et son envie d’entreprendre. Alors, faites en sorte que le travail confié soit varié, fun et stimulant !


2. De la flexibilité pour manager la génération Z sans l’étouffer

La génération Z aime être en mouvement et sait prendre des initiatives. Dotés d’un esprit entrepreneur et créatif, ses membres recherchent une forte autonomie au travail. Horaires flexibles, télétravail, agilité ou encore e-learning font partie de leur vocabulaire. En tant que manager, n’essayez donc pas de les canaliser. Offrez-leur plutôt une liberté d’action pour qu’ils puissent effectuer leurs missions. Il vaut mieux leur fixer des objectifs clairs et les laisser s’organiser pour les atteindre. S’ils prennent des pauses pour se détendre, ne le voyez surtout pas comme un manque d’implication. Ça fait juste partie de leur processus pour rester performant. Ils savent que l’on compte sur eux, mais n’aiment pas qu’on le leur rappelle constamment. Le marquage à la culotte, ce n’est pas vraiment le truc des natifs digitaux. Leur motivation sera bien meilleure si vous n’êtes pas en permanence derrière leur dos. Maîtriser l’art du management à distance vous sera d’ailleurs utile avec eux. Donnez-leur votre confiance et ils vous la rendront. Tentez de les contrôler avec des directives étouffantes ou des procédures lourdes et ils vous rejetteront. C’est aussi simple que cela !

De la flexibilité pour manager la génération Z sans l’étouffer

3. De l’encadrement pour guider les natifs digitaux… mais pas de management vertical

C’est le paradoxe de la génération Z : elle a besoin d’autonomie et de liberté, mais aussi d’être encadrée pour trouver ses repères. Néanmoins, oubliez le management vertical avec un supérieur qui donne des ordres à un subordonné. Les digital natives ne sont pas de la vieille école. Ils veulent moins de frontières entre les gens et plus de rapidité dans les échanges. Dans leur esprit, les rapports hiérarchiques sont bien différents. Collaborer, c’est travailler ensemble et non obéir sans broncher. Ça peut déconcerter, mais ils n’ont aucun problème à s’adresser au patron de l’entreprise comme à n’importe quel collègue. Pour eux, un manager est un guide, un coach ou un mentor qui a fait ses preuves et qui traite tout le monde d’égal à égal. Chef et leader sont d’ailleurs deux fonctions dissemblables pour vos jeunes employés. Le premier est un simple décisionnaire. Il a une autorité de fait, mais n’est pas forcément respecté. Le second est un expert inspirant qui accompagne, soutient et fait grandir les autres. Il a une autorité de compétence qui pousse à la coopération de tous. Pour manager la génération Z avec brio et susciter de l’engagement de sa part, c’est donc ce deuxième profil qu’il faut avoir.

4. De la transparence et de l’honnêteté pour répondre au besoin de sens de la génération Z

La génération Z est curieuse. Comprendre le sens des choses est essentiel pour ses membres. Nés avec Internet à disposition, ces derniers ont l’habitude d’obtenir les bonnes informations en un clic. En entreprise, les jeunes collaborateurs gardent cette attitude. Ils ne se contentent pas d’obéir bêtement. Ils posent plein de questions et attendent des réponses transparentes pour appréhender les situations, mais aussi pour cerner la logique d’une démarche. Quel que soit le sujet, ne tournez donc pas autour du pot, mais fournissez-leur des explications honnêtes. Les digital natives ont horreur qu’on les prenne pour des idiots ou qu’on leur cache la vérité. Si vous ne savez pas quoi leur répondre, dites-le franchement. Ils sont moins naïfs qu’ils en ont l’air. Ils discutent beaucoup, se renseignent auprès des autres et font leurs recherches sur le Web. Si vous mentez ou essayez de les embrouiller, la confiance sera rompue de leur côté. Les natifs digitaux sont par ailleurs fidèles à leurs croyances. Si vous prônez une démarche RSE, valorisez certains engagements, possédez une fondation d’entreprise, etc., il est quasi certain que vos recrues Z aient pris cela en compte avant de signer chez vous. Et s’ils adhèrent à vos valeurs, il est primordial qu’il n’y ait pas d’écart entre votre communication externe et la réalité en interne, car le manque de cohérence entraînera une perte de sens.

5. Du feedback constructif pour faire progresser les jeunes collaborateurs

Bien manager la génération Z passe par du feedback constructif. Les jeunes travailleurs d’aujourd’hui ont une énorme soif d’apprendre, de progresser et de monter en compétences. Ils sont toutefois impatients et pas vraiment fidèles : s’ils stagnent, ils partent ! Par conséquent, n’attendez pas les entretiens annuels d’évaluation pour donner des retours à vos natifs digitaux. Ils ont besoin de savoir en permanence s’ils sont au niveau et comment ils peuvent s’améliorer. C’est fondamental pour eux en matière d’évolution. Les feedbacks doivent ainsi être réguliers. Même si c’est court et informel, débriefez, orientez, recadrez, aiguillez, encouragez, etc. Expliquez ce que vous appréciez, mais ne masquez pas votre déception quand c’est le cas. Il faut juste faire passer votre message avec assertivité. N’oubliez pas que la génération Z accorde beaucoup de valeur à l’honnêteté. Ses membres acceptent la critique fondée. Il faut en revanche leur proposer des solutions ou les amener à réfléchir dessus. Vous pouvez par exemple les guider vers des formations internes ou externes si vous en voyez le besoin.

6. De la place pour laisser s’exprimer la génération Z… mais surtout pas de condescendance

La génération Z n’aime pas être ignorée. En entreprise, elle veut contribuer activement aux projets. Et quand elle s’implique, elle prend la parole pour donner son point de vue. Par conséquent, si elle accepte de recevoir des feedbacks, elle attend en retour que les managers sachent accueillir les critiques positives et négatives. Elle aime aussi qu’on lui demande ce qu’elle pense. Alors, laissez vos jeunes collaborateurs s’exprimer ! Évitez de les traiter comme des personnes inférieures qui n’y connaissent pas grand-chose. Il faut manager la génération avec assertivité et surtout sans condescendance. Si vous commettez l’erreur de prendre de haut un digital native qui fait une remarque, qui soumet une idée ou qui donne son opinion, il le percevra comme un manque de considération. Si vous adoptez constamment ce type de comportement, il ne perdra pas son temps à se battre avec vous. En bon zappeur, il partira simplement vers une entreprise qui sait l’écouter.


De la place pour laisser s’exprimer la génération Z… mais surtout pas de condescendance

7. De la valorisation pour répondre au besoin de reconnaissance des natifs digitaux

Les personnes faisant partie de la génération Z ont besoin de reconnaissance. Elles apprécient les remerciements et les félicitations sincères quand elles sont appropriées. Mais ce qu’elles aiment par-dessus tout, c’est qu’on valorise leurs connaissances et leurs compétences. Autodidactes et débrouillards, les juniors d’aujourd’hui disposent de talents diversifiés et souvent même de mad skills. Ils peuvent donc beaucoup apprendre aux séniors. Par exemple, comme vos collaborateurs natifs digitaux sont extrêmement à l’aise avec le numérique, demandez-leur des conseils à ce sujet. Permettez-leur notamment de transmettre leur savoir aux plus anciens en instaurant le mentorat inversé. Laissez-les aussi animer des ateliers pour partager leurs connaissances, leurs découvertes, leur travail sur un projet, etc. Non seulement ils trouveront cela gratifiant, mais en plus ils auront le sentiment d’évoluer.


8. De l’adaptation au mode de fonctionnement ultra connecté de la génération Z

Manager la génération Z avec des outils du passé, ça ne fonctionne pas. Si les milléniaux de la génération Y sont bien accros aux nouvelles technologies, leurs cadets vont beaucoup plus loin. Nés avec un smartphone dans la main, biberonnés aux réseaux sociaux, élevés par Netflix et YouTube, les digital natives sont ultra connectés. Le numérique est comme une extension d’eux-mêmes qui leur permet de faire tout ce qu’ils veulent depuis n’importe quel endroit et à n’importe quel moment. Si vous croyez qu’ils peuvent s’en passer, vous vous trompez fortement. Plus c’est rapide et dématérialisé, plus ils aiment. Sans Wi-Fi, ils sont perdus. Ils ont la technologie chevillée au corps et choisiront toujours l’option qui leur fait gagner du temps. Par conséquent, il va falloir vous adapter avec les Z. Vous n’êtes pas à l’aise avec les entretiens par visio, les messageries instantanées, les formations e-learning et m-learning, les documents numérisés, la signature électronique, les formats vidéos et même les emojis ? Rattrapez vite votre retard !

9. De la cohésion, de l’inclusion et de la solidarité pour coller à l’esprit communautaire des digital natives

Communicants et axés sur l’humain, les membres de la génération Z possèdent un grand sens de la communauté. Ils valorisent beaucoup l’esprit d’équipe, les interactions sociales et le partage de connaissances. Dans leur vie professionnelle, ils sont d’ailleurs plus fidèles à un groupe de collègues qu’ils apprécient qu’à l’entreprise en elle-même. Néanmoins, ils ne restent pas cloisonnés. Les digital natives considèrent que les différences sont des forces à exploiter. Férus de découvertes, ils sont très tournés vers l’international et adorent ce qui est atypique. En tant que manager, vous devez donc favoriser la cohésion, l’inclusion et la solidarité si vous voulez motiver vos salariés Z. Vos meilleurs alliés pour remplir cet objectif ? Les démarches collaboratives à base d’échanges constructifs, les missions qui se déroulent dans un cadre interculturel, les projets transversaux qui encouragent l’intelligence collective et toutes les pratiques conviviales qui permettent de créer du lien sans forcément parler boulot (repas d’équipe, réseau social d’entreprise, activités entre collègues, team building, séminaires, afterwork, etc.).

Comment manager la génération Z : le mot de la fin

Vous détenez désormais le manuel pour décrypter et manager la génération Z. Comme vous l’avez compris, cette dernière n’est pas indomptable, mais a seulement des besoins spécifiques auxquels il faut savoir répondre. Si vous vous servez de cet article comme mode d’emploi, vous parviendrez donc à gérer vos jeunes collaborateurs avec succès.

Vous voulez faire évoluer votre management et combler le fossé générationnel avec les digital natives ? Chez Moortgat, nous proposons différents modules de formation en blended learning ou à distance permettant de conduire ses équipes en employant des méthodes et des outils adaptés au monde professionnel d’aujourd’hui. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus !

755 vues0 commentaire